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06 août 2016

Krissémon Go ...

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Pour nous, et sans doute pour pas mal d'autres, tout a probablement dû commencer peu de temps après ce funeste Grand Prix de Monaco 1967, épreuve suite à laquelle allait périr de façon tragique le premier pilote de la Scuderia Ferrari, pilote italien de surcroît.

Les projecteurs furent alors instantanément braqués sur son coéquipier, un garçon au look encore juvénile venu de très loin, enfin des antipodes, de cette Nouvelle-Zélande qu’on avait un peu de mal à situer sur une carte, mais qui nonobstant se révélait prolifique en pilotes de talent.

Ce type au casque identifiable entre mille s’appelait Arthur Chistopher Amon, on ne savait pas trop s’il fallait prononcer « krissamone » ou « krissémone », il allait d’emblée jouir d’une cote affective assez élevée chez les fans et du fait sans doute de l’absence de Français dans la catégorie reine [1], fit rapidement partie de mes pilotes fétiches…

par Francis Rainaut


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Monaco 1967. Chris Amon, Ferrari 312 ©EricDellaFaille

 

On en apprit alors un peu plus sur ce « kiwi » si prometteur. Il avait commencé très jeune à piloter, à 16 ans très exactement, puis il s’était fait les bras au volant d’une lourde Maserati 250F avant de s’exiler sur le nouveau continent, à l’incitation de Reg - Reginald - Parnell, un homme qui comptait alors beaucoup dans le milieu et qui l’ayant observé dans les courses tasmanes raconta qu’il n’avait jamais vu une 250F aussi bien conduite depuis l’époque de Fangio.

Un peu plus tard le même Reg Parnell le fit débuter en Grand Prix au volant d’une Lola-Climax de seconde zone, non pas à Monaco où la star locale Maurice Trintignant lui chipa sa monture, mais dès le Grand Prix suivant à Spa, où il fut tout sauf ridicule. On était alors en 1963, Chris n’avait pas encore vingt ans.

“it was dangerous to race but, believe me, have Mike Hailwood going round all over the house by night was much more risky”. Chris Amon

Il rejoignit en 65 son compatriote Bruce McLaren au sein de l’armada Ford et le même équipage toucha le jackpot l’année suivante au Mans où, sans le vouloir, nos deux kiwis assénèrent un coup de massue terrible sur la tête du méritoire Ken Miles [2].

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 Le Mans 1966. Un Cobra, deux Kiwis ©D.R.

 

Pour 66, il était prévu qu’il fasse partie de l’écurie éponyme de son compatriote, mais Bruce se débattait avec tant et tant de problèmes techniques avec sa formule 1 naissante que Chris ne devait en définitive ne disputer qu’une seule course au volant d’une Cooper-Maserati, à un moment où l'écurie anglaise se trouvait en pleine opération séduction auprès d'« il Grande Surtees ». En Panavision sur grand écran il en ira tout autrement, le look du personnage de Pete Aron dans le film « Grand Prix » sera en effet directement inspiré de celui d’Amon, d'ailleurs on se pose toujours la question de savoir si c’est Chris qui a repris le design du casque de Pete, ou bien l’inverse, mais là c’est comme pour le sexe des anges, nul ne connait vraiment la réponse [3].

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 Daytona 1967. Chris Amon, Ferrari P4 ©D.R.

 

Changement total en 67, Amon signe pour Ferrari. Débuts en fanfare à Daytona en Sport-Protos: c'est un triplé Ferrari, avec Bandini-Amon vainqueurs sur la #23. Ferrari est à moitié vengé de l'affront du Mans.

On assista alors ce que - toutes proportions gardées - l'on a vécu en 2016 avec un tout jeune hollandais volant. Sur ses six premiers Grand Prix au volant de la Ferrari, Amon allait décrocher pas moins de quatre podiums plus une 4e place. Ne restait plus dès lors qu'une seule marche à franchir, le chemin de la victoire allait fatalement s'ouvrir, la Scuderia et son jeune kiwi allaient progresser de conserve, ce n'était juste qu'une question de temps. Au championnat Amon se positionna juste derrière les deux pilotes Brabham et le grand Jim Clark, à égalité de points avec John Surtees [4].

Les fans pensaient, impassibles,
« Qu’il ne puiss' arriver tout en haut,
C'est complètement impossible... »
La suite leur prouva que non ! [5]

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1968. Chris Amon, Ferrari 312 ©D.R.

 

Pour notre kiwi, soixante-huit allait débuter un peu comme l’année précédente; Amon termina le Grand Prix d’Afrique du Sud en 4e position. La course suivante se déroulait en Espagne, sur le nouveau circuit de Jarama, et c’est peut-être bien cette course qui allait fonder le mythe d’ « Amon le malchanceux ».

Aux essais déjà, Chris obtient sa première pole. La course, c’est Tommy Franklin qui allait nous la faire vivre, je ne sais plus sur quelle radio, mais l’ambiance y était, on était transporté sur place dans un Madrid surchauffé.

... « Ici Rhârhâma - Au moment où je vous parle, la Matra de Jean-Pierre Beltoise a dû s’arrêter à son stand où elle a pu répartir et c’est la Ferrari de “Krissémone” qui est maintenant en tête et est en train de creuser l’écart sur la Lotus de “Grahâme Hillll” ! »

Un instant ébranlés par l’incident technique ayant ralenti notre JPB national – mais ayant aussi du mal à croire à une victoire dès son 1er Grand prix au volant d’une vraie formule 1, on se préparait donc à assister au triomphe – mérité - du jeune Chris Amon qui avait largement dominé une course qui ne comptait il est vrai que 13 - oui treize - participants.

Mais une « bête » pompe à essence en décida autrement. A l’issue du 58e tour, Amon range sa Ferrari malade au bord de la piste. Ça n'est pas encore aujourd’hui que Chris allait gagner son premier Grand Prix !

 

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Spa-Francorchamps 1968. Chris Amon, Ferrari 312 ©D.R.

 

Absentes à Monaco pour des raisons restées obscures, les Ferrari sont de retour en Belgique où elles arborent un aileron arrière original en plus des bavolets à l’avant.  Chris est à nouveau en pole sur le « grand » circuit de Spa, il fait maintenant partie sans discussion des « top drivers ». Las, le chat noir est désormais entré dans son cockpit, Amon n’effectuera que huit tours avant qu’une pierre ne transperce son radiateur. Deuxième victoire envolée.

A ce stade on n’ira pas égrener la litanie de tous les malheurs qui vont accabler l’ « infortuné » Amon. On rappelons juste quelques épisodes marquants :

  • Le Mans 1969, à l’instant où le malheureux John Woolfe perd le contrôle de sa – trop - puissante Porsche 917, devinez qui l’on retrouve juste derrière la 917 à devoir rouler dans les débris incandescents, évidemment notre ami Chris dont la course s’arrêtera là.
  • Monza 1969, où j’étais présent, à la fois « in » et « out » the paddock. Nous avons attendu longtemps la nouvelle Ferrari 312B, celle du renouveau, celle qui devait redonner des couleurs à la Scuderia. Amon aussi à dû l’attendre. Elle n’est jamais arrivée à Monza, il y avait une fuite d’huile à un carter moteur ou de boite, je ne sais plus. Chris s’est lassé et a décidé d’aller respirer un autre air. Avec effet immédiat.  C’est-à-dire juste au moment où la Scuderia allait enfin remonter la pente.

 

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Le Mans 1969. Chris Amon, Ferrari 312P ©D.R.

 

Vu sous le regard d’un tifosi, la saison 69 de formule 1 fut réellement consternante, l’une des pires qu’ait connue la Scuderia. Mais ça c’était « avant ». Tout va changer en effet à partir de 1970.

Chris pendant ce temps a succombé aux sirènes de ce vieux renard de Max Mosley et dispose enfin d’une monoplace presque identique – c'est-à-dire aussi pourrie – que celle de la référence Jackie Stewart. N’épiloguons pas sur cet épisode, notons cependant que Chris sauve une magnifique seconde place sur le prestigieux tracé de Spa, les mauvaises langues diront que le V12 BRM du vainqueur Pedro Rodriguez avait été généreusement réalésé, quoi qu’il en soit Amon ne franchit toujours pas la plus haute marche du podium [6].

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Spa-Francorchamps 1970. Chris Amon, March 701 ©D.R.

 

Pour la saison 71 on change tout. Un peu à l’instar d’Amon, l’équipe Matra-Matra n’a toujours pas réussi à aligner une victoire en formule 1. Alors peut-être qu’avec la combinaison Amon-Matra on va réussir à conjurer le mauvais sort. L’affaire se présente au mieux. En début d’année Chris Amon remporte le Grand Prix d’Argentine de formule 1,… Grand Prix hors championnat faut-il tout de même le préciser.

La suite fut moins glorieuse, jusqu'à ce que survienne cet épisode inénarrable dans le temple de la vitesse de Monza. Après avoir réussi la pole sur sa Matra revigorée, Chris est en tête, même largement en tête. Nous sommes au 45e tour, il en reste moins de dix, le sortilège ne va pas tarder à être rompu. Oui mais avez-vous déjà regardé de près un Bell Star ? En 71 sa visière est maintenue par deux pièces en plastiques vissées dans la calotte en fibre, elles ne peut pas s'arracher, c'est impossible. Impossible, sauf quand on s'appelle Chris Amon et que l'on est déjà passé à coté de pas mal de victoires. Fin de l'épisode Monza. Cela nous aura au moins apporté ce final d’anthologie !

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L'année suivante Chris allait de nouveau mettre nos nerfs à rude épreuve. Cette fois le drame se déroula en terre auvergnate, sur ce joyau qu'était le circuit de Charade. Les ingénieurs Matra ont bien fait progresser le châssis MS120D et, heureux coup du hasard, un moteur issu des Prototypes est monté à l'arrière. Il aurait dû logiquement se révéler un moins puissant, mais c'est le contraire qui se produit, l'huile circule en effet beaucoup mieux dans le bloc. 

Amon livre alors un récital comme on en voit peu, et prend peu à peu le contrôle de l'épreuve. Jusqu'à ce qu'un caillou, un vulgaire silex... Cet épisode sonna le glas de l'engagement Matra en formule 1. Quant à notre ami Chris, il entamera alors une lente descente dans les profondeurs du peloton, et plus jamais ne retrouvera un volant digne de son talent. Comme un clin d’œil au temps, sa dernière formule 1 - Ensign - est aussi rouge et stylée que sa première Ferrari 312. Très choqué par l'accident survenu à Niki Lauda au Nürburgring en 76, il retourne alors définitivement à ses moutons et ne fit plus que de très rares apparitions sur le Circus. Son charisme par contre est lui toujours resté intact.

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 Charade 1972. Chris Amon, Matra 120D. Putain de caillou !

 

Epilogue:

On n’a sûrement pas fini de parler de Chris Amon, le sujet en soi est inépuisable et puis surtout l’homme a laissé une empreinte affective tellement forte, malgré ou à cause de ses défauts. C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris l’annonce de sa disparition. Sur ce plan-là aussi il aura hélas été précoce. Amon était tout sauf un professeur, Amon était le contraire d'un ordinateur. Chris était un artiste, un pur artiste c'est-à-dire quelqu’un par nature désordonné, quelqu’un qui ne pèse pas toujours scrupuleusement le pour et le contre de chaque décision. Mais Stirling Moss n’a-t-il pas affirmé un jour qu’il considérait la course automobile comme un art ? Alors où sont les Chris Amon d’aujourd’hui ?

Chris on l’aimait, sans même souvent savoir pourquoi.

Repose en paix, Man…

 

Christopher Arthur “Chris” Amon, MBE (July 20, 1943 – August 3, 2016) 

 

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Chris Amon 1969 ©F.Rainaut

 

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 Weka. New-Zeland 2016

 

Notes et références

  1. Le vétéran Guy Ligier ne pouvant plus prétendre au titre de véritable espoir.
     
  2. Épisode admirablement bien conté par René Fiévet sur un site à tendance néo-classique.
     
  3. Même si certaines reliques du Bell auraient, dit-on, été conservées non loin de Versailles; mais chacun sait que les reliques tout comme les Corses en vie ne parlent pas.
     
  4. Ce qui restera définitivement son meilleur classement en Championnat.
     
  5. Sous forme de clin d’œil à Georges Brassens.
     
  6. “At Spa I was leading from Jackie and Jochen, and I could see them getting smaller in my mirrors. Then suddenly there was this bloody BRM looming up. Pedro Rodriguez – he’d been eighth on the grid, a good couple of seconds slower than me and Jackie in qualifying. I thought, where the hell did he come from? He just blew by. I stuck with him, and I worked out that the only way I could pass him was by taking the Masta kink flat, and getting him down the hill. It had never been flat up to then, but on the last lap I hung back, and then I went for it. I did get it flat between the buildings – I was that close to the wall – and I drafted past him down to Stavelot. That was when I set the lap record. But on the long drag up the hill he just steamed past again. Aubrey Woods, after he left BRM, told me they built a 3.5-litre engine. He wouldn’t say when they used it, but I’m pretty sure I know.”    MotorSport June 2008, Lunch with Chris Amon, by Simon Taylor

12:52 Publié dans c.amon | Tags : chris amon, ferrari, matra | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook | |

Commentaires

Belle biographie,Francis,merci.Je trouve dommage que tu ais occulté sa tentative
comme constructeur en 1974,associé à son ami d'enfance,John Dalton.
Certes! Avec sa jolie monoplace "bleue-pâle",Chris fut à la peine. N'empêche,il
fallait oser !! Combien de pilotes,aujourd'hui,tenteraient une telle aventure :
aucun !!!
Tu passes,sous silence,son "come-back",en 1975,dans la modeste écurie "Ensign".
L'année suivante,tous les observateurs furent unanimes(et admiratifs) devant ses
exploits sportifs avec la N.176. Un journaliste de l'Année Automobile écrira,à son
sujet : "malgré les tout petits moyens de son équipe et le classicisme de sa voiture,
le grand pilote néo-zélandais a,encore prouvé,que sa classe et son talent étaient
demeurés intacts".

PS: j'espère que,là-haut,dans le panthéon des pilotes de course,une place de choix
lui été réservé...

Écrit par : Michel Lovaty | 06 août 2016

Entièrement d'accord, Michel, mais il m'a fallu synthétiser un tant soit peu le long parcours de notre ami Kiwi. Comme je l'ai écrit, on n'a pas fini de parler d'Amon, ce type avait quelque chose de rare et d'assez exceptionnel: Il faudrait presque écrire une note par saison, je suis à peu près sûr qu'on ne s'ennuierait pas une seule seconde...
J'ajoute qu'en 1974 j'étais beaucoup plus "Rock" que "Formule 1".
Je n'ai pas souvent retrouvé cet aura chez un pilote, et cela n'a - évidemment - rien à voir avec les froides statistiques que l'on nous assène à longueur de Grand Prix.

Écrit par : MSo | 06 août 2016

Très beau billet, merci.

Pour moi, tout avait commencer quelques mois plus tôt, début fevrier, de l'autre côté de l'Atlantique, avec son coéquipier de Monaco.
Pourquoi Chris Amon, est-il rester cher à mon coeur? Allez savoir.

Beaucoup le considérait à l'époque comme l'égal de Clark et Stewart, mais Enzo Ferrari avait dit de lui "Qu'il aurait du se faire plus de courage en course"

Écrit par : Bruno | 06 août 2016

Peut-être...Mais lors de sa première saison chez "Ferrari",aussi bien le
"commendatore" que l'ingénieur Forghieri furent persuadés d'avoir découvert
la perle rare !!

Écrit par : Michel Lovaty | 09 août 2016

Merci pour ce billet, Amon était l'un de mes pilotes préférés dans ma jeunesse sa disparition prématurée m'a peiné

Écrit par : jean-claude | 06 août 2016

Nombreux sont ceux qui ont apprécié ce pilote...C'est mon cas également, un pilote de légende des 60s-70s...Les français l'aimaient...Son côté sympa, ultra rapide et guigne...ses parements de casque bleu-blanc-rouge...On espérait vraiment une victoire chez Matra...On l'aurait porté si cela avait été possible...Avec un défaut certain : ce manque de rigueur qui l'on sûrement desservi à Monza 71 et Charade 72.

Écrit par : linas27 | 10 août 2016

Manque de rigueur ?? Tu charries !
A Monza,en 1971,comment aurait-il deviné que sa visière allait s'arracher ?
A Charade,en 1972,tu aurais évité le gravillon,toi ?? Qui allait crever l'une
de ses roues !!

Écrit par : Michel Lovaty | 10 août 2016

Charrier est sûrement un grand mot...Michel... A Monza c'est un incident si incroyable: je n'ai jamais entendu parlé d'un pilote en F1 ayant perdu sa visière en se débarrassant d'un tear off ... Est-ce vraiment la guigne?..fixation mal vissée où fatiguée?...Ou pièce défaillante réservée à notre malchanceux? A Charade, Chris avait été prévenu des silex en bordure de piste qui risquaient de se répandre en dehors des trajectoires, Marko s'en souvient... mais c'est vrai qu'un seul de ces satanés cailloux a crevé une gomme, celle du kiwi...A Monaco 71 il avait débranché par erreur sa pompe à essence au départ...Ceci me porte à employer ce terme que tu réfutes....Et c'est bien ton droit!

Écrit par : linas27 | 10 août 2016

Sans que l'on y prenne garde, le mot de "Charrier" s'est immiscé dans les commentaires. C'est bien comme cela que Marcel Arnold parlait de notre autre JPJ national... Tout autant qu'Amon, ce grand pilote est resté aux portes de la victoire.
Un fait est révélateur: quand "Super Rat" est apparu sur le devant de la scène, soit juste au moment où la carrière d'Amon déclinait, on a tout de suite compris que son tempérament était l'exact opposé de celui de Chris.
De grands bonhommes tous les deux...

Écrit par : MSo | 10 août 2016

Très bel article Francis. J'ai été très frappé par l'unanimité des réactions et de l'émotion des passionnés que nous sommes tous à l'occasion de la disparition de Chris Amon. Impressionnant comme ce gars, sans palmarès en F1 cristallisa la sympathie et l'admiration de tous ces fans dont j'étais. Donnerais cher pour voir si dans 40 ans un pilote actuel était capable de tant d'amour et d passion.... Ils ne furent guère nombreux ceux qui comme lui laisseront une telle empreinte.... Clark, Cevert, Gilles,...

Écrit par : Gérard Koenig | 16 août 2016

Les commentaires sont fermés.