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25 novembre 2016

Les coulisses de la Scuderia (2): Romolo Tavoni

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« Au milieu des années cinquante, Romolo Tavoni fût confronté à un dilemme : il pouvait travailler aux cotés d’un Enzo Ferrari tyrannique… ou bien se faire virer. Cinquante ans après, il expliquait à Chris Nixon, de la revue MotorSport, qu’il avait pris la bonne décision. »

Tavoni, Tavoni... le type qui s'est pris une gifle de Behra à Reims en 59 ? Nous avons eu envie d'en savoir un peu plus long sur l'ancien bras droit d'Enzo Ferrari, en traduisant pour nos lecteurs cet article paru en 1998 dans MotorSport.

traduit par F.Rainaut

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14 août 2014

Hill,... Phil Hill

phil hill

L’américain Phil Hill est le trait d’union parfait entre le film "Grand Prix" et les Chaparral. Alain Hawotte nous livre ici sa vision du 1er champion du monde venu des U.S.A.

 

Phil croit à la chance, Phil croit au destin, Phil craint à la mort,

Et ces notions semblent guider son chemin vers le sommet de sa colline.

Les forces qui semblent diriger sa vie lui donnent le frisson, alors en 1955 après le décès de son ami et professeur, le vétéran Bill Vukovich à Indy et après la tragédie du Mans, Phil s'éloigne de la course automobile pris d’un doute sinistre... et se pose la question : Pourquoi ?

Il ne reviendra qu’appelé par Ferrari, car personne ne refuse un appel de Ferrari pour piloter.

S’il entre chez Ferrari en 1958, c’est en fait parce que le destin de Peter Collins était de perdre la vie au GP du Nürburgring…

Phil est introverti, sensible, amateur d’art et de musique, tout le contraire d’un chevalier des temps modernes… (1)

phil hill

C’est presque par hasard qu’en 1961 Phil est encore en course pour le championnat, survient alors une autre marque du destin, à Monza, son équipier Von Trips entre dans la foule et se tue, il ne sera pas le champion du monde 1961 ce sera Phil car les 156 Ferrari étaient imbattables cette année-là et que dans la Scuderia l'ordre était Von Trips, Hill, Ginther...

En 1962, les Ferrari sont à la peine et Phil aussi, perdu dans ses pensées… 63, 64 et 65 chez ATS et Cooper ne lui apporteront rien de bon, à part peut-être le désir de quitter la monoplace…

Attiré par les performances en soliste au début de sa carrière, c’est surtout en duo avec Gendebien qu'il marquera peut être plus les esprits. Il gagne d'abord trois fois au Mans avec Olivier, le belge.

Quittant Ferrari et la F1, il est alors appelé par Ford pour mettre au point les GT40, mais il ne profitera pas de son travail car engagé par une autre écurie américaine et partageant avec Sharp le patron lui même, puis avec Bonnier et Spence le volant de beaux oiseaux blancs du Texas, les Chaparral, il en obtiendra le plus de notoriété jusqu’en 1967.

Il arrêtera sa carrière lorsque ses belles Chaparral seront déclarées hors la loi en 1967 en remportant sa dernière course le BOAC 500 avec une 2F frappée du numéro 1, dernier clin d'œil au destin.

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Restant dans le monde automobile en restaurant de belles mécaniques dans sa Californie natale, Phil nous quittait discrètement le 28 août 2008.

Ah oui j’oubliais, Phil a, sans émotion particulière car c’était son destin et que pour s’accomplir il perdit un équipier, quand même gravi la colline, il est le discret champion du monde 1961, un certain Phil HILL.

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Alain Hawotte

 

(1) 1954 "Quand j’ai débuté la compétition, je ne pensais pas au danger. Je pense que je filtrais les informations dans mon cerveau pour diminuer les côtés négatifs et amplifier les côtés positifs. Après plusieurs années, j’ai commencé à prendre conscience que c’était un sport dangereux ou il y avait des accidents et on pouvait se tuer. J’ai commencé à faire de l’anxiété et j’ai développé un ulcère à l’estomac".

- Images ©D.R.

17:13 Publié dans p.hill, w.vontrips | Tags : phil hill | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |