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02 janvier 2017

All You Need Is Love

john love,pedro rodriguez

2 janvier 1967. Si l’on compte bien, ça doit tout juste faire cinquante ans.

Un diable de Rhodésien au volant d'une Cooper-Climax sortie d'on ne sait où s'apprête à remporter le Grand Prix d'Afrique du Sud, en ouverture du championnat du monde à Kyalami. Celui-là, il ne va quand même pas nous refaire le coup de Black Jack en 66, avec son Repco à deux balles, pardon, à deux soupapes par cylindre ! Il ne reste que six tours à parcourir, et deux Cooper sont alors en tête...

signé Francis Rainaut

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17 juillet 2015

Scarab : All Things Must Pass

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par Francis Rainaut

 

A partir de 1961, le règlement de la Formule 1 abaissant la cylindrée maximum de 2,5 à 1,5 litres conduit les constructeurs britanniques à créer une nouvelle série appelée « Formule Intercontinentale », acceptant les moteurs jusqu’à 3 litres. Le team Reventlow fourre alors son vieux 3L-Offy dans une de ses F1 et envoie le tout en Angleterre avec Chuck Daigh pour disputer la série. Mais le moteur était un peu juste en puissance, et le châssis vraiment pourri...

Voir également :

- Rich Man, Poor Man... (Part 1)

- Scarabs, Let It Be (Part 2)

- Scarab's miscellaneous

 

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26 septembre 2014

John Surtees, le seul champion du monde sur 2 et 4 roues

Cela ne s’est produit qu’une seule fois dans l'histoire. Un seul pilote a réussi à remporter à la fois le Championnat du Monde moto et auto, John Surtees. En 1956 il devint à tout juste 22 ans Champion de Monde moto dans la catégorie reine des 500cc. Puis en 1960 il passa à plein temps à la course automobile et fut couronné Champion du Monde de Formule 1 en 1964. A l’âge de 26 ans il devint le seul homme ayant jamais remporté le Championnat du Monde  sur deux et quatre roues. Depuis il n’y en a pas eu d’autre, peut-être n’y en aura-t-il jamais.

john surtees,ferrari

par Alain Hawotte

Né le 11/02/34 à TASTFIELD et donc originaire de la patrie de la F1 moderne, l’Angleterre, John a décroché le titre 64 sur le fil. Lors de la dernière course, le 25/10 à MEXICO, Clark ou Hill (Graham le père de Damon) auraient pu l’emporter, mais, cette fois et pour une fois, Dame Chance souriait à « Il Grande John », le favori des Tifosi. En effet Clark abandonne en toute fin de course à quelques kilomètres du sacre sur fuite d’huile et Bandini, équipier de John pousse tant et plus Graham Hill à commettre une faute que celui-ci, touché au freinage par la Ferrari de Bandini part en tête à queue et écrase ses échappements… le temps de revenir en course, Bandini et John sont passés à la poursuite de Gurney et de sa Brabham qui devait l’emporter. Dans les derniers tours après l’abandon de Clark, Bandini s’efface offre la deuxième place et le titre à John qui n’en sera jamais vraiment satisfait.

john surtees,ferrari

Cependant les années suivantes devaient être marquées par une noire malchance si bien que ce titre semble finalement mérité au vu de la suite. Car chaque fois qu’il s’agit de donner le meilleur de soi-même « Big John » répond présent ! Après ses débuts sur LOTUS en 1960, il passe en 61 sur Cooper chez Yeoman Credit et en 62 sur la Lola officielle engagée par le même team, avec de bons résultats et des places de second. Ferrari fait appel à lui en 63 et la première victoire au Nürburgring vient vite : tout un symbole, le circuit le plus difficile… Champion en 64, luttant avec le peu de moyens de sa Ferrari en 65 derrière un inaccessible tandem Clark-Lotus, 66 devait être à nouveau l’année Surtees. C’est maintenant le drame en disputant le championnat CANAM John est victime d’un accident grave mais il revient encore boitillant et l’orgueilleux pilote se brouille avec Dragoni, directeur d’écurie chez les rouges… Un Dragoni qui voulait favoriser Parkes, et pas Bandini comme beaucoup l’ont cru. Par exemple à Monaco John demande la V8 légère on lui impose la V12 trop lourde mais Surtees se qualifie en 1ère ligne et déclare, « Mr Dragoni, je suis le plus rapide même avec la V12, je vais mener la course mais la voiture ne tiendra pas et Ferrari ne gagnera pas ». Et Surtees de partir le couteau entre les dents, de précéder la Brm de Stewart mais de casser avant la mi-course la transmission de la Ferrari 312 et Ferrari de perdre une course que Bandini finira second au volant de la V8 qui avait tenu, elle ! Retour en Sport à Monza sur une P3 qu’il partage avec Parkes, Dragoni voulant prouver ainsi que John n’avait plus les moyens de conduire vite… Malheur en course la pluie s’en mêle et la P3 tombe en panne de moteur d’essuie-glaces ! Une seule solution vite appliquée par John, rouler plus vite pour que l’eau glisse sur la bulle… et John roule plus vite, plus vite que tout le monde et plus vite, surtout que Parkes ! Tellement vite que la P3 aveugle remporte la victoire.

SPA 1966 les Ardennes, le soleil, en première ligne John et sa Ferrari n°6, départ, raidillon… et juste avant Masta un mur d’eau ! le climat belge, le déluge, la « drache » nationale… seules cinq ou six voitures traverseront ce premier tour épique; en tête : Rindt et Surtees qui observe puis, profitant aussi des ennuis de différentiel de la lourde Cooper Maserati de Rindt qui effectuera un triple tête à queue en pleine ligne droite, John passe à l’attaque et remporte sa plus belle victoire ! Le Mans 66, jeudi midi, John apprend que vu son état de forme, Dragoni considère qu’il ne sera bon qu’à jouer le lièvre pendant les deux premières heures, c’est cela… après Monza et Spa ! Jeudi soir, une 330GT de route quitte le Mans, John a claqué la porte de la Scuderia qui d’ailleurs sera vaincue au Mans cette année là par Ford… Il trouve refuge sur la Cooper Maserati abandonnée par Ginther parti chez Honda et avec cette lourde machine termine plusieurs courses dans les points gagne même à Mexico et termine deuxième du championnat derrière Brabham… les spécialistes se disent que s’il était resté chez Ferrari…

john surtees,ferrari

Voilà 1967 un autre défi attend cet homme de challenge, le défi Honda, lourd, très lourd comme sa monoplace d’ailleurs, un soutien discret de l’usine, deux mécanos changés tous les deux mois. « Une fois formés ! » dira John et toujours la volonté de vaincre, sa RA273 est lourde, il le sait alors il appelle Eric Broadley de chez Lola puis prend livraison d’un chassis Indy et aligne l’engin hybride au GP suivant… Monza 67 Clark retardé d’un tour par une crevaison remonte jusqu’à la première place !… et tombe en panne d’essence dans le dernier tour ! Big John et Black Jack Brabham entrent dans l’avant dernière ligne droite ensemble: la Honda en tête… le freinage de la fameuse Parabolica va être décisif mais John a remarqué que de l’huile se trouvait à l’intérieur, celle de Hill dont le Ford avait explosé auparavant… et la Honda blanche et rouge semble ouvrir la porte à la Brabham verte et or, Black Jack plonge à la corde et réalise le piège tendu par Big John, il freine glisse sort large et là le vacarme de la grosse Honda passe sur sa droite, John réaccélère une fraction de seconde plus tôt que son adversaire, la ligne est encore loin, la Brabham remonte, 3e, 4e… et… non John ne passe pas la 5e, il lance le V12 grondant dans son dos en surrégime, il sait que s’il passe la 5e la perte de temps lui fera perdre la course, alors tant pis s’il explose… et le V12 tient dans un bruit aigu à la limite de la rupture, la Honda passe en tête la ligne… pour quelques centimètres John SURTEES vient de gagner son dernier GP de championnat du monde… il terminera dans le top 5 au championnat.

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1968, La Honda conçue par le team Surtees et Lola est la RA301, une des plus rapides F1 du plateau… mais au Japon, le rêve de Mr Honda c’est la RA302, équipée d’un V8 refroidi par air, la même technique que le moteur de la future Civic… et tous les efforts sont concentrés sur cette machine, alors celle de John casse ici une rotule, là une durite… alors qu’elle est chaque fois dans le top… la Ra302 débarque en Angleterre, John l’essaie et en ressort effrayé ! Honda, vexé, en confie le volant au pauvre Jo Schlesser qui se tue avec au GP de France que John terminera second derrière Jacky Ickx… Encore aujourd’hui John prétend qu’il aurait pu être champion en 1968, je ne suis pas loin de le croire… fin 68 alors qu’en 69 Honda pouvait enfin toucher au but, la firme se retire touchée par le drame et dépitée par l’échec de la RA302, la Civic sortira même avec un moteur conventionnel… 1969, la galère BRM, après avoir refusé de revenir chez Ferrari, la fierté, toujours cette foutue fierté ! ! ! 1970 et le « fils du vent », un autre de ses surnoms, de devenir le « loup solitaire », le team Surtees achète une Mc Laren M7 que John modifie et avec laquelle il décroche le record du tour à Kyalami… mais John ne vit plus que pour sa voiture la TS7 qu’il aligne au GP de Grande Bretagne, simple bien faite la voiture est un succès mais les moteurs Ford cassent comme du verre… trop d’équipes à fournir et les finances ne suivent pas, John gagnera la GOLD CUP à son volant puis se consacrera de plus en plus à la fabrication et abandonnera le pilotage en course, tout un symbole, au GP d’Italie 1972… l’histoire de son écurie est une autre histoire.

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- Photos 1 & 3   ©JohnRoss

- Photo 5   ©GeraldSwan

- Autres photos   ©D.R.

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01 avril 2014

Hit the Road Jack !

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Le doyen des vainqueurs de Grands Prix Sir Jack Brabham fête ses 88 ans le 2 avril.

L'occasion pour nous de revenir sur son ultime saison de course en 1970, une sorte de tournée d'adieux aux circuits riche en victoires mais aussi en désillusions.

Qu’on en juge, le « vieux tigre » s’engage cette année-là  sur tous les fronts, F1, F2, Sport-Prototypes et même Indianapolis ! Pas si mal pour un futur retraité.

 

Le 19 mai 2014, Jack est parti retrouver ses amis Jimmy, Bruce, Jochen, Denny,... quelque part dans le firmament où doit certainement exister une sorte de paddock.

Cette note écrite deux mois auparavant prend de ce fait valeur d'hommage.

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06 février 2014

Jochen Rindt & Co: 50 ans après les débuts de Jochen en GP (face B)

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... Les amis, les rivaux, les contemporains : ce qu’ils sont devenus

Remarques de Klaus Ewald, traduit de l'anglais par Francis Rainaut

 

A l’instar de l’allemand Bernd Rosemeyer dans les années trente et du canadien Gilles Villeneuve dans les années soixante-dix et quatre-vingt, Jochen Rindt dans la Lotus Ford 72 est considéré comme l’archétype du jeune et courageux héros de Grand Prix doté d’un charisme illimité et d’une popularité intemporelle...

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01 février 2014

Jochen Rindt & Co: 50 ans après les débuts de Jochen en GP (face A)

jochen rindt,emerson fittipaldi

Les amis, les rivaux, les contemporains : ce qu’ils sont devenus ...

Remarques de Klaus Ewald, traduit de l'anglais par Francis Rainaut

- voir aussi le texte original en anglais Back to the roots

Quem di diligunt, adulescens moritur (Plautus, Bacchides, IV, 7, 18)

Le James Dean de la Formule Un. La première pop star jamais vue en Grand Prix. L’homme le plus rapide qui ne se soit jamais assis dans le cockpit d’une monoplace de Grand Prix, de tous les temps. Plus charismatique que Jim Clark, Jackie Stewart et Graham Hill réunis. Tué et malgré cela devenu champion du monde quelques semaines plus tard. Le premier parlant allemand. Karl Jochen Rindt (1942 – 1970) était le fils du fabriquant d’épices allemand Karl Rindt et de son épouse autrichienne Ilse Martinowitz. Né dans la ville allemande de  Mainz et de citoyenneté allemande pour la vie, Rindt a perdu ses deux parents lors d’un bombardement aérien sur Hambourg en 1943 – la fabrique d’épices Klein & Rindt avait une succursale dans le fameux Speicherstadt d’Hambourg qui fait désormais partie de la nouvelle ville d’Hafen.

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