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29 janvier 2017

Comme un air de famille ...

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Observons bien ces deux monoplaces. On est d'accord, à chaque fois c’est bien John Surtees qui est derrière le volant, mais ce n’est pas ce qui nous importe aujourd'hui. Ce que l'on remarque surtout, c'est l'étrange similitude entre les deux voitures blanches, même s’il s'agit respectivement d'une Lola de formule USAC et d’une Honda de formule 1 et que leurs motorisations visiblement diffèrent. Et l’on comprend mieux cette ressemblance quand on sait que la Honda RA300 à été conçue chez Lola sur la base de la T90 qui, à peine modifiée, deviendra la T92. Cette RA300 est d’ailleurs identifiée T130 chez Lola (1). Vous suivez ? Et si cette pratique est aujourd’hui devenue monnaie courante, elle était encore assez rare à une époque où chaque voiture de course se targuait d’être « la seule et l’unique ». Raison de plus pour passer en revue quelques contre-exemples qui nous ont marqué.

(1) Lola elle-même ayant projeté une T110 F1 en 1967.

par Francis Rainaut

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16 avril 2015

1966' Grand Prix movie - 3 - Spa Francorchamps

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john surtees,spa-francorchamps

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« Sais-tu ce qu'il y a de particulièrement beau dans une voiture ? Quand elle ne marche pas bien, on peut la démonter entièrement, mettre ses organes à nu, découvrir la cause précise du mal et ôter la pièce défectueuse pour la remplacer par une neuve.

Si on pouvait en faire autant pour les humains... »

 

- Voir aussi:  1966' Grand Prix movie - Ouverture

- Voir aussi:  1966' Grand Prix movie - 1 - Monaco

- Voir aussi:  1966' Grand Prix movie - 2 - Charade

par Francis Rainaut

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01 janvier 2015

January 1, 1965 : Africa King

A l’orée de la saison 1965 eut lieu sur le circuit d'East London le Grand Prix d’Afrique du Sud qui marquait le retour de ce pays - à l'époque sous régime controversé d'apartheid - dans le calendrier des Grand Prix. La semaine de course commençait fin décembre 1964 et le Grand Prix ayant lieu le 1er janvier représentait donc la première manche du nouveau championnat. De ce fait il constituait une sorte de postface de la saison 1964, la plupart des équipes s’engageant avec les pilotes et le matériel de la saison écoulée.

Tout ceci eut lieu il y a très exactement un demi-siècle, je vivais également en Afrique à cette époque, nettement plus au nord cependant.

Au passage, comme il est d'usage en cette période, nous n'oublierons pas de souhaiter à tous nos lecteurs et correspondants une bonne et heureuse année 2015.

Francis Rainaut

 

jim clark,jackie stewart,east london

 

La course se déroulait sur 85 tours du circuit d’East London, le « Prince George Circuit » long de 3,9 km. 28 pilotes étaient engagés, parmi lesquels on retrouve des noms - tels ceux du Rhodésien Clive Puzey ou des Sud-africains Neville Lederle et Ernie Pieterse - connus de seuls quelques rares initiés mais néanmoins aptes à faire le bonheur d'authentiques amateurs de quiz.

Inutile de chercher un quelconque pilote francophone, on était en pleine mainmise « british » sur le championnat du monde, Bandini, Rindt, Siffert , Bonnier et Gurney représentaient la seule opposition face aux sujets de Sa Gracieuse Majesté (1).

Parmi les 28 pilotes présents, trois ne devaient pas passer le cap (!) de la séance spéciale de pré-qualification, tandis que cinq autres allaient être éliminés à l’issue des séances normales.

Après l’épisode N.A.R.T. de fin 1964 (2), les Ferrari étaient à nouveau engagées sous leurs propres couleurs, mais sous le nom de leur manager Eugenio Dragoni, Enzo Ferrari n’ayant en effet pas encore récupéré sa licence officielle. Le champion sortant John Surtees commençait - de son propre chef - à défendre son titre sur la 158 V8 modèle 1964 tandis que Lorenzo Bandini était au volant de la nouvelle 1512 à moteur flat-12.

jim clark,jackie stewart,east london

Chez Cooper, Rindt héritait d’une T73 de 1964, tandis que McLaren disposait de la nouvelle T77, les autres engagements de la firme étant le fait de privés. Le Reg Parnell Racing ne présentait qu’une seule monoplace plus très récente pour le local Tony Maggs, ex-pilote officiel, les nouvelles machines n’étant pas prêtes.

jim clark,jackie stewart,east londonEn parcourant la liste complète des engagés, on trouve quelques raretés locales, telle cette Alfa Special conduite par Piet de Klerck, et autres LDS mk1 voire mk2.

Réveil matinal à 6 heures pour les qualifications du jeudi, afin de bénéficier de conditions météo plus fraîches. Mais tous les efforts déployés par les pilotes sont annihilés par la sortie des stands de l’ « écossais volant » qui réalise un temps de 1:27.2 tout en ayant été gêné par Sam Tingle sur son LDS-Alfa Romeo, lequel avait semble-t-il oublié l’existence des rétroviseurs.

En définitive Jim Clark va totalement dominer  les qualifications en prenant l’ascendant lors des trois séances, obtenant la pole avec un avantage de près d'une seconde, un gouffre. Le reste du top cinq se tient derrière dans un écart assez réduit (3).

jim clark,jackie stewart,east londonLe temps est sec et dégagé pour cette course du nouvel an. Quand le drapeau de l’Afrique du Sud s’abaisse, Clark fait un super départ, et se trouve déjà détaché avant le premier virage. Spence suit simplement la trace de son leader pour occuper la seconde position, avec Brabham juste derrière, puis McLaren qui a réussi un excellent envol depuis sa 8e position, enfin Surtees et Hill.

Les Lotus commencent à creuser un mince écart sur le reste du peloton, et l’attention se reporte alors sur Surtees; le pilote Ferrari a en effet dépassé McLaren au second tour pour le gain de la quatrième place, puis Brabham au 4e tour pour atteindre la troisième place après un départ plutôt mauvais. Gurney quant à lui visite rapidement les stands en raison d’un problème électrique, tandis qu’Anderson le rejoint bientôt en proie à des ennuis de freinage.

 

jim clark,jackie stewart,east londonAprès seulement six tours les Lotus sont débarrassées de Surtees qui ne parvient pas à se défaire de Brabham ni de Hill. Auteur d’un bon départ dans l’ancienne Brabham de Rob Walker, Bonnier doit ralentir suite à des problèmes de trappe à essence, ouvrant malgré lui le passage à Bandini. Il finira par abandonner, de même que Rindt victime d’ennuis de bougies ainsi que Love dont ce n’est pas encore l’année...

A mi-distance, Clark a fait le trou et devance Spence de 13 secondes, lui-même séparé de 12 secondes d’un groupe de chasse qui comprend Surtees, Brabham et Hill. Mais cet écart descend soudain à trois secondes après une légère sortie de route de la Lotus, et c'est le moment que choisit le pilote Ferrari pour accentuer la pression sur Spence. Sa situation se trouve même facilitée par les ennuis de Brabham dont le moteur commence à cafouiller et qui se fait ainsi doubler par Hill.

Spence se dirige alors vers une méritoire seconde place quand il part à nouveau en tête-à-queue à Beacon Bend, cette fois-ci sur l’huile laissée par le moteur Ford de Prophet, permettant ainsi à Surtees et à Hill de le dépasser.

jim clark,jackie stewart,east londonMalgré d’une légère inquiétude quand le directeur de course lui présentera le drapeau à damiers un tour trop tôt, l’ « écossais volant » gagne confortablement  cette course avec 29 secondes d’avance ; personne ne jouait dans sa cour ce 1er janvier. Il récidivera trois ans plus tard sur les hauteurs de Kyalami, pour ce qui deviendra son ultime victoire. Il mérite bien d’être appelé « Africa King » !

Derrière lui Surtees termine à une honorable seconde place, devant un troisième champion du monde, Hill. Spence en quatrième position fut un brillant animateur, il n’aura malheureusement pas le temps de laisser sa trace au palmarès des grands pilotes.

Signalons pour finir le résultat de l’ « autre » écossais, un certain Jackie Stewart qui marque un premier point pour ses débuts en Formule 1, au volant de sa B.R.M.

 

Et tout ceci s'est déroulé il y a très exactement cinquante ans !

jim clark,jackie stewart,east london

(1)  ou presque puisque l’Afrique du Sud, membre depuis 1931, a quitté le Commonwealth pendant l'apartheid, de 1961 à 1994 alors que la Rhodésie n’en sortira qu’en décembre 1966 après que les colons blancs aient proclamé son indépendance le 11 novembre 1965. 

(2)  conséquence d'une brouille entre Ferrari et la fédération italienne au sujet de l'homologation de la 250 LM en catégorie Sport.

(3)  Grille et résultats

 

- Image 2 ©Bruno Becce QuattroRuote.

- Autres images ©D.R.


02 décembre 2014

La passion

SPA 66, j’ai 9 ans, un gosse..., un premier GP, un circuit, dans le lointain un bruit déchire les vallées humides des Ardennes, un nuage de pluie s’avance de plus en plus vite, un point rouge grossit, un pilote se bat, ses bras dansent sur son volant, un numéro 6 blanc, et une étincelle au fond de moi, chaque tour soufflera sur cette étincelle, attisera la flammèche qui deviendra brasero.

john surtees,ayrton senna

par Alain Hawotte

Durant le retour j’ai le ventre qui frémit encore du hurlement du moteur. Et alors on cherche à la télé noir et blanc la voiture rouge, le casque blanc et bleu, puis la voiture deviendra blanche, puis rouge de nouveau et enfin bleue et en couleur comme la télé…
Et un jour dans un entrefilet on lira que Big John met un terme à sa carrière de pilote, la chaîne se casse, mais le feu brûle toujours, on suit des voitures frappées des flèches blanches et du sigle TS, et puis les Surtees disparaîtront. Le jeune adolescent était resté un gosse et en voulait à la terre entière…

john surtees,ayrton senna
Mais au départ du GP suivant, il y avait Ickx pour longtemps en GP d’abord, en endurance et rallye raid ensuite, et la main a rallumé la T.V., le magazine préféré était encore dans le porte-journaux… La passion était là, de pilotes en pilotes, d’écuries en écuries, de circuits en circuits, de disciplines en disciplines même, elle se nourrissait sans cesse.
Des drames, il y en eu d’autres, et j’ai été touché ou cela fait mal un beau premier mai 94, et là, j’ai dit stop, j’ai pleuré, j’ai juré, j’ai craché !

john surtees,ayrton senna
Ma passion, elle, elle n’a rien dit, elle savait que je la retrouverais, une fidélité de 30 ans ne se détruit pas, elle s’occulte, se fait petite, se cache et murmure, petit à petit elle se redécouvre ; des sons, des images, des odeurs reviennent à la surface et le murmure grandit, se développe et, comme cette voiture rouge en 66, emporte à nouveau mon cœur et mes tripes.

Je sais, et je le crains; ma passion connaîtra d’autres drames, grands et petits, mais je sais aussi que certains vecteurs de cette passion seront en bonne place dans mon livre d’or, et je sais surtout que tous, oui tous, garderont une place dans mes souvenirs.

 

john surtees,ayrton senna

- Photo 3 ©The Cahier Archive

- Autres photos ©D.R

26 septembre 2014

John Surtees, le seul champion du monde sur 2 et 4 roues

Cela ne s’est produit qu’une seule fois dans l'histoire. Un seul pilote a réussi à remporter à la fois le Championnat du Monde moto et auto, John Surtees. En 1956 il devint à tout juste 22 ans Champion de Monde moto dans la catégorie reine des 500cc. Puis en 1960 il passa à plein temps à la course automobile et fut couronné Champion du Monde de Formule 1 en 1964. A l’âge de 26 ans il devint le seul homme ayant jamais remporté le Championnat du Monde  sur deux et quatre roues. Depuis il n’y en a pas eu d’autre, peut-être n’y en aura-t-il jamais.

john surtees,ferrari

par Alain Hawotte

Né le 11/02/34 à TASTFIELD et donc originaire de la patrie de la F1 moderne, l’Angleterre, John a décroché le titre 64 sur le fil. Lors de la dernière course, le 25/10 à MEXICO, Clark ou Hill (Graham le père de Damon) auraient pu l’emporter, mais, cette fois et pour une fois, Dame Chance souriait à « Il Grande John », le favori des Tifosi. En effet Clark abandonne en toute fin de course à quelques kilomètres du sacre sur fuite d’huile et Bandini, équipier de John pousse tant et plus Graham Hill à commettre une faute que celui-ci, touché au freinage par la Ferrari de Bandini part en tête à queue et écrase ses échappements… le temps de revenir en course, Bandini et John sont passés à la poursuite de Gurney et de sa Brabham qui devait l’emporter. Dans les derniers tours après l’abandon de Clark, Bandini s’efface offre la deuxième place et le titre à John qui n’en sera jamais vraiment satisfait.

john surtees,ferrari

Cependant les années suivantes devaient être marquées par une noire malchance si bien que ce titre semble finalement mérité au vu de la suite. Car chaque fois qu’il s’agit de donner le meilleur de soi-même « Big John » répond présent ! Après ses débuts sur LOTUS en 1960, il passe en 61 sur Cooper chez Yeoman Credit et en 62 sur la Lola officielle engagée par le même team, avec de bons résultats et des places de second. Ferrari fait appel à lui en 63 et la première victoire au Nürburgring vient vite : tout un symbole, le circuit le plus difficile… Champion en 64, luttant avec le peu de moyens de sa Ferrari en 65 derrière un inaccessible tandem Clark-Lotus, 66 devait être à nouveau l’année Surtees. C’est maintenant le drame en disputant le championnat CANAM John est victime d’un accident grave mais il revient encore boitillant et l’orgueilleux pilote se brouille avec Dragoni, directeur d’écurie chez les rouges… Un Dragoni qui voulait favoriser Parkes, et pas Bandini comme beaucoup l’ont cru. Par exemple à Monaco John demande la V8 légère on lui impose la V12 trop lourde mais Surtees se qualifie en 1ère ligne et déclare, « Mr Dragoni, je suis le plus rapide même avec la V12, je vais mener la course mais la voiture ne tiendra pas et Ferrari ne gagnera pas ». Et Surtees de partir le couteau entre les dents, de précéder la Brm de Stewart mais de casser avant la mi-course la transmission de la Ferrari 312 et Ferrari de perdre une course que Bandini finira second au volant de la V8 qui avait tenu, elle ! Retour en Sport à Monza sur une P3 qu’il partage avec Parkes, Dragoni voulant prouver ainsi que John n’avait plus les moyens de conduire vite… Malheur en course la pluie s’en mêle et la P3 tombe en panne de moteur d’essuie-glaces ! Une seule solution vite appliquée par John, rouler plus vite pour que l’eau glisse sur la bulle… et John roule plus vite, plus vite que tout le monde et plus vite, surtout que Parkes ! Tellement vite que la P3 aveugle remporte la victoire.

SPA 1966 les Ardennes, le soleil, en première ligne John et sa Ferrari n°6, départ, raidillon… et juste avant Masta un mur d’eau ! le climat belge, le déluge, la « drache » nationale… seules cinq ou six voitures traverseront ce premier tour épique; en tête : Rindt et Surtees qui observe puis, profitant aussi des ennuis de différentiel de la lourde Cooper Maserati de Rindt qui effectuera un triple tête à queue en pleine ligne droite, John passe à l’attaque et remporte sa plus belle victoire ! Le Mans 66, jeudi midi, John apprend que vu son état de forme, Dragoni considère qu’il ne sera bon qu’à jouer le lièvre pendant les deux premières heures, c’est cela… après Monza et Spa ! Jeudi soir, une 330GT de route quitte le Mans, John a claqué la porte de la Scuderia qui d’ailleurs sera vaincue au Mans cette année là par Ford… Il trouve refuge sur la Cooper Maserati abandonnée par Ginther parti chez Honda et avec cette lourde machine termine plusieurs courses dans les points gagne même à Mexico et termine deuxième du championnat derrière Brabham… les spécialistes se disent que s’il était resté chez Ferrari…

john surtees,ferrari

Voilà 1967 un autre défi attend cet homme de challenge, le défi Honda, lourd, très lourd comme sa monoplace d’ailleurs, un soutien discret de l’usine, deux mécanos changés tous les deux mois. « Une fois formés ! » dira John et toujours la volonté de vaincre, sa RA273 est lourde, il le sait alors il appelle Eric Broadley de chez Lola puis prend livraison d’un chassis Indy et aligne l’engin hybride au GP suivant… Monza 67 Clark retardé d’un tour par une crevaison remonte jusqu’à la première place !… et tombe en panne d’essence dans le dernier tour ! Big John et Black Jack Brabham entrent dans l’avant dernière ligne droite ensemble: la Honda en tête… le freinage de la fameuse Parabolica va être décisif mais John a remarqué que de l’huile se trouvait à l’intérieur, celle de Hill dont le Ford avait explosé auparavant… et la Honda blanche et rouge semble ouvrir la porte à la Brabham verte et or, Black Jack plonge à la corde et réalise le piège tendu par Big John, il freine glisse sort large et là le vacarme de la grosse Honda passe sur sa droite, John réaccélère une fraction de seconde plus tôt que son adversaire, la ligne est encore loin, la Brabham remonte, 3e, 4e… et… non John ne passe pas la 5e, il lance le V12 grondant dans son dos en surrégime, il sait que s’il passe la 5e la perte de temps lui fera perdre la course, alors tant pis s’il explose… et le V12 tient dans un bruit aigu à la limite de la rupture, la Honda passe en tête la ligne… pour quelques centimètres John SURTEES vient de gagner son dernier GP de championnat du monde… il terminera dans le top 5 au championnat.

john surtees,ferrari

1968, La Honda conçue par le team Surtees et Lola est la RA301, une des plus rapides F1 du plateau… mais au Japon, le rêve de Mr Honda c’est la RA302, équipée d’un V8 refroidi par air, la même technique que le moteur de la future Civic… et tous les efforts sont concentrés sur cette machine, alors celle de John casse ici une rotule, là une durite… alors qu’elle est chaque fois dans le top… la Ra302 débarque en Angleterre, John l’essaie et en ressort effrayé ! Honda, vexé, en confie le volant au pauvre Jo Schlesser qui se tue avec au GP de France que John terminera second derrière Jacky Ickx… Encore aujourd’hui John prétend qu’il aurait pu être champion en 1968, je ne suis pas loin de le croire… fin 68 alors qu’en 69 Honda pouvait enfin toucher au but, la firme se retire touchée par le drame et dépitée par l’échec de la RA302, la Civic sortira même avec un moteur conventionnel… 1969, la galère BRM, après avoir refusé de revenir chez Ferrari, la fierté, toujours cette foutue fierté ! ! ! 1970 et le « fils du vent », un autre de ses surnoms, de devenir le « loup solitaire », le team Surtees achète une Mc Laren M7 que John modifie et avec laquelle il décroche le record du tour à Kyalami… mais John ne vit plus que pour sa voiture la TS7 qu’il aligne au GP de Grande Bretagne, simple bien faite la voiture est un succès mais les moteurs Ford cassent comme du verre… trop d’équipes à fournir et les finances ne suivent pas, John gagnera la GOLD CUP à son volant puis se consacrera de plus en plus à la fabrication et abandonnera le pilotage en course, tout un symbole, au GP d’Italie 1972… l’histoire de son écurie est une autre histoire.

john surtees,ferrari

- Photos 1 & 3   ©JohnRoss

- Photo 5   ©GeraldSwan

- Autres photos   ©D.R.

john surtees,ferrari

11 juillet 2014

1966' Grand Prix movie - 1 - Monaco

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« Après le virage de Sainte-Dévote, Sarti est en tête devant Stoddard, Aron, Hill, Anderson et Randolph. Stoddard se porte maintenant à la hauteur de Sarti dans la montée, et va essayer de passer...

... Exprès ou pas exprès, tu es en train de bousiller la boite ! »

- Voir aussi: 1966' Grand Prix movie - Ouverture

 

Signé Francis Rainaut

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