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07 août 2020

Sebring 1970 : victoire non contestée

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Au bout des 12 Heures que comptait la course Mario Andretti associé à Vaccarella-Giunti sur la Ferrari 512S reçoit le drapeau à damier en vainqueur. Vingt-deux secondes plus tard  la Porsche 908/2 de Revson - McQueen  franchit la ligne. L’acteur américain réalise une belle performance compte tenu du handicap représenté par un pied plâtré à la suite d’une chute en moto. Son pilotage a bien sûr été perturbé pour l’occasion. Son équipier a compensé en pilotant durant huit heures au cours de l’épreuve.

Vingt-deux secondes d’écart à l’issue d’une course d’endurance de 12 heures on a déjà vu mieux. Au Mans notamment en 1933 ou 1969…

Mais un doute planerait-il sur ce classement ? Steve McQueen et Peter Revson auraient-ils été dépossédés de leur victoire ?

François Coeuret


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Louis Galanos est un grand amateur de sport automobile. Il a officié quelques années en tant que commissaire de piste sur les circuits de Daytona et Sebring. Louis a raconté sur internet nombre de courses auxquelles il a assisté. Il a illustré celles-ci par les nombreuses photos qu’il a commises sur les lieux de son job.

Racing’ Memories a d’ailleurs publié un de ses reportages  sur les 24H de Daytona 1969. Suite à son article sur les 12H de Sebring 1970 il a reçu un post. En avril 2009 cette missive lui fut envoyée par John Bradley de Washington. Ce dernier vivait en Floride dans les années 70. Il était présent sur le circuit de Sebring car chronométreur agrée par le Sports Car Club of America. En somme un collègue de Louis Galanos qui lui travaillait en bord de piste. John était l’ami d’un pilote qui courait sur une Camaro Z28 lors de cette épreuve. Ce dernier occupé au contrôle médical du circuit avait demandé à John d’amener sa voiture aux vérifications techniques. Elle se trouva sur la file derrière la Porsche de Steve Mc Queen. Il discuta lors de l’attente avec le célèbre acteur. De fil en aiguille Steve précisa à John que l’équipe Solar engageant sa Porsche cherchait justement un chronométreur chargé de suivre le tour par tour. Durant les essais Bradley fut autorisé à chronométrer dans le stand Porsche Solar. Pour la course il faisait le va et vient entre la direction de course et le stand.

 

 

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John Bradley écrit que selon ses observations du suivi le la voiture de Revson-McQueen cette dernière a devancé en fait la Ferrari 512S d’un peu moins d’un tour…

Au cours de l’épreuve la Porsche 917 leader de Rodriguez-Kinnunen-Siffert perd du temps au stand sur un bris de suspension installant la Porsche 908/2 en tête. Les Ferrari sont en proie à de nombreux problèmes notamment de roulement qui retardent leur progression. Celle de Vaccarella-Giunti alors seconde est la seule rescapée de la Scuderia. En fin de course Mauro Forghieri demande à Andretti de piloter la voiture de Vaccarella-Giunti. L’Italo-américain remonte et passe la Porsche 908, prend une avance virtuelle de vingt-deux secondes, il reçoit le drapeau à damier en premier à l’issue des douze heures de course au grand étonnement de Bradley. D’après ce dernier la Ferrari en passant la Porsche était simplement revenue dans le même tour que l’équipage américain mais derrière lui.

 

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La Ferrari 512S #21 déclarée victorieuse de Vaccarella-Giunti-Andretti 

 

Alors que la cérémonie de victoire se précisait, John Bradley et l’équipe Solar demandèrent à McQueen s’il souhaitait porter réclamation auprès des organisateurs. L’acteur fit la moue et déclina la proposition. « Je me suis bien amusé, nous avons gagné notre classe, restons-en là ». McQueen d’après John ne voulait pas créer l’agitation et laisser considérer au public qu’on avait fait une faveur à une star de cinéma gâtée.

Dont acte, l’erreur est humaine (dans les deux sens bien entendu) et chaque lecteur pourra réagir à sa façon face à cette révélation.

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- Illustrations ©TheCahierArchive, Louis Galanos, D.R.

Commentaires

On peut TRES difficilement apprécier, car vous n'indiquez pas à combien de tours était la Ferrari quand Andretti est venu en soutien.
Par ailleurs, je cherche depuis près de 50 ans (si,si !) quel a été le temps de conduite de McQueen.
Et si un 3ème pilote n'est pas venu en soutien aussi.
Article intéressant, manque la BASE !
HHS

Écrit par : Herve Smagghe | 09 août 2020

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"When the legend becomes facts, print the legend !".
Cela dit, une note retraçant le déroulement de cette épreuve haletante compléterait utilement l'addendum de Lou Galanos, on y réfléchit...

Écrit par : Francis | 10 août 2020

Of course Francis, to be continued...

Écrit par : F.Coeuret | 10 août 2020

Bien sûr on reste sur notre faim y compris l’auteur qui n’a pas les éléments pour trancher! Cette note n’a pas la prétention d’apporter une preuve concernant le classement, je dirais malheureusement… Seule une investigation confrontant le chronométrage officiel avec celui de John Bradley pouvait apporter une confirmation ou une rectification. Investigation qui n’eut pas lieu… Une information voire une « pièce » est versée au « dossier » mais comme pour affirmer la durée de pilotage de Mc Queen où la présence d’un hypothétique troisième pilote cinquante ans seront peut-être encore nécessaires…! Une chose est certaine, gagner sur le tapis vert n’est pas une victoire très agréable, ce que ressentait certainement McQueen.

Écrit par : F.Coeuret | 10 août 2020

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