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22 décembre 2014

S'il vous plaît... dessine-moi une matra !

C'est bien connu, le soleil se lève à l'Est. D'ailleurs en Alsace, on fête la saint Nicolas début décembre. C'est sans doute pour cette raison que François Blaise a repris son traineau et nous a ramené de l'International Motor Show du Luxembourg (1) les images de tous ces gros jouets bleus qui ont charmé notre jeunesse.

Fermons un peu les yeux le 24 décembre pour imaginer laquelle de ces merveilles on trouvera le lendemain au pied du sapin. Et merci à l'EPAF qui n'oublie pas que toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants.

(1) qui fêtait le cinquantenaire de Matra Sports.

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Il est loin le temps où les victoires à l’indice suffisaient à rassasier les écuries françaises. Matra place d’emblée la barre beaucoup plus haut.

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En 1973, Matra confirme son succès de l'année précédente avec cette 670B conduite par l'équipage Pescarolo-Larousse.

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Matra MS1 formule 3, moteur Ford-Holbay. C'est la vision qu'ont du avoir les poursuivants du jeune pilote Jean-Pierre Beltoise parti pour remporter une victoire historique le 4 juillet 1965 à Reims. En France le sport automobile émerge enfin d’un long sommeil.

Pourtant je m'souviens, ma grand-mèr' disait: « les pneus Dunlop c'est de la camelote ! ».

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 Matra MS5 formule 2 1966 pilotée par Jo Schlesser, financée par Ford France et BP. Les pneus Avon, les jantes, l'arceau rehaussé et le coq Matra ne sont pas d'époque, à moins qu'il ne s'agisse de la version Gold Cup 1967.

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C'est par l'intermédiaire de Gérard Crombac que le « bûcheron » Ken Tyrrell rencontre Jean-Luc Lagardère. Ce dernier lui propose l'essai une Matra MS5. Pour se montrer plus convaincant, il affrète la monoplace direction l'Angleterre, Goodwood plus précisément.

Après quelques tours à son volant, Stewart est déjà totalement convaincu.

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La décoration des Matra-Tyrrell F2 fit l'objet d'un concours dans la revue Sport-Auto. On apprécie ou pas, il faut se souvenir que Matra (Mécanique Aviation TRAction) est un spécialiste des engins militaires auxquels cette décoration fait irrémédiablement penser.

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Elle s'est tellement fait attendre, la Formule 1 française... A un certain moment on a même cru qu'elles allaient être deux, mais le moteur de l'Alpine était encore un peu trop Gordini face aux Cosworth et autres V12. Sans même parler de l’attitude timorée des dirigeants de la Régie.

Et puis à la fin de 1967, Matra présente un superbe V12, financé en partie par un prêt gouvernemental. Le bruit sera, dixit Lagardère, reconnaissable entre tous.

Il faut quand même admettre que c’était tout sauf du bluff !

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Rappelez-vous Zandvoort 1968. Sous le déluge, on ne fût pas loin d'assister à une victoire 100% française ! (même si les pneus Dunlop,...)

Il faudra juste patienter presque dix ans pour voir le V12 Matra sur la plus haute marche, un peu à la surprise générale.

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  La championne, le chef d’œuvre de Bernard Boyer et de la technologie des coques Matra. J'ai assisté à deux Grand Prix en 1969, à chaque fois il y eut deux MS80 sur le podium.

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 Celui qu'on n'a pas eu. Et tout ça pour d'obscures histoires politiques entre P.S.A. et Matra, ce qui força cette dernière à s'acoquiner avec Renault, Espace à la clef.

Mais en évitant toute concurrence interne concernant la Formule 1, bien entendu !

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 La « vedette » des 24 heures du Mans 1968 est revenue l'année d'après pour une ultime apparition sur scène, confiée cette fois à deux anciens vainqueurs expérimentés, Jean Guichet et Nino Vacarella. Elle a néanmoins gardé son bandeau vert, mais dans une déco plus typée « 1969 ».

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S'il n'en reste qu'un, ce sera celui-là. Du coté de la passion, Arturo n'est pas loin d'être en pole !

Peut-être se remémore-t-il cette course épique des 1000km du Nürburgring 1973, où après la pole magistrale de François Cevert sur la Matra 670B, une lutte acharnée entre les deux Ferrari 312PB verra finalement l'italien au comble de la fureur  - ou plus exactement son équipier Carlos Pace - terminer second derrière l'équipage Jacky Ickx/Brian Redman.

 

par Francis Rainaut

Reportage photographique ©François Blaise

11 juillet 2014

1966' Grand Prix movie - 1 - Monaco

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john frankenheimer,john surtees

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« Après le virage de Sainte-Dévote, Sarti est en tête devant Stoddard, Aron, Hill, Anderson et Randolph. Stoddard se porte maintenant à la hauteur de Sarti dans la montée, et va essayer de passer...

... Exprès ou pas exprès, tu es en train de bousiller la boite ! »

- Voir aussi: 1966' Grand Prix movie - Ouverture

 

Signé Francis Rainaut

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20 juin 2014

Chaparral - les oiseaux de feu (part 2)

jim hall,phil hill,mike spence

On en était resté aux déboires de la Chaparral 2D au Mans en 1966. Rendez-vous fût donc pris pour 1967 où se déroulera on le sait "La course du siècle".

Mais entre-temps aura démarrée outre-atlantique la série CanAm où s'affrontent sous couvert d'un règlement très libéral les bolides du Groupe 7 parmi lesquels figure en bonne place la Chaparral 2E, chef-d’œuvre de la marque texane avec son mythique #66. (1)

- Voir aussi: Chaparral - les oiseaux de feu (part 1)

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01 février 2014

Jochen Rindt & Co: 50 ans après les débuts de Jochen en GP (face A)

jochen rindt,emerson fittipaldi

Les amis, les rivaux, les contemporains : ce qu’ils sont devenus ...

Remarques de Klaus Ewald, traduit de l'anglais par Francis Rainaut

- voir aussi le texte original en anglais Back to the roots

Quem di diligunt, adulescens moritur (Plautus, Bacchides, IV, 7, 18)

Le James Dean de la Formule Un. La première pop star jamais vue en Grand Prix. L’homme le plus rapide qui ne se soit jamais assis dans le cockpit d’une monoplace de Grand Prix, de tous les temps. Plus charismatique que Jim Clark, Jackie Stewart et Graham Hill réunis. Tué et malgré cela devenu champion du monde quelques semaines plus tard. Le premier parlant allemand. Karl Jochen Rindt (1942 – 1970) était le fils du fabriquant d’épices allemand Karl Rindt et de son épouse autrichienne Ilse Martinowitz. Né dans la ville allemande de  Mainz et de citoyenneté allemande pour la vie, Rindt a perdu ses deux parents lors d’un bombardement aérien sur Hambourg en 1943 – la fabrique d’épices Klein & Rindt avait une succursale dans le fameux Speicherstadt d’Hambourg qui fait désormais partie de la nouvelle ville d’Hafen.

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